Lord of War - A.Niccol - 2005

Lord of War - A.Niccol - 2005
Lord of War est le fruit de l'imagination du jeune réalisateur engagé, Andrew Niccol, qui a déjà réalisé Simone et Bienvenue à Gattaca. Depuis plusieurs années, il a pour idée de faire un film sur le trafic d'armes. Dans cette optique, il s'est renseigné auprès d'Interpol et de trafiquants d'armes. Le personnage principal, interprété par Nicolas Cage (Snake Eyes, Volte Face, Les Associés, Cotton Club, A tombeau ouvert, Les Ailes de l'Enfer), est inspiré de plusieurs trafiquants d'armes. Sans le soutien du producteur français Philippe Rousselet, le projet n'aurait pas vu le jour, et on l'aurait regretté car ce film est un pur joyau. Le scénario est brillant, on suit durant près de deux heures le parcours de Yuri Orlov, un immigré ukrainien ayant fuit le régime communiste pour se retrouver avec New York. Pour fuir le régime totalitaire, la famille Orlov s'est fait passée pour juive. Arrivé aux Etats-Unis, Yuri pense au rêve américain mais ne le touche que de loin. Son jeune frère, Vitaly, incarné par Jared Leto, est rongé par la drogue et mène une minable vie de cuisinier dans le restaurant familial, dans le quartier juif de Little Odessa, à New York. On est en 1982 et les Etats-Unis tremblent : l'héroïne arrive directement de Marseille et les jeunes se régalent. Yuri est un jeune homme intelligent mais sans ambition, jusqu'à ce qu'il tombe dans une fusillade dans son quartier. Le pouvoir est à celui qui défouraille, il l'a compris et se lance dans le trafic d'armes, à petite échelle, avec son frère. Mais, dans ce business, il faut grimper sans cesse au risque de tomber, plus bas que terre. Il commence à voyager et profite des conflits internationaux pour vendre ses armes. Son premier gros coup a lieu en 1984, les frères Orlov se rendent à Beyrouth, où la guerre civile libanaise bat son plein. L'argent rentre. Le jeune Yuri Orlov a enfin trouver son terrain de prédilection, c'est désormais un vendeur international d'armes, un seigneur de guerre. Il réussit car il ressemble au Monde. Il a un c½ur mais aucun scrupule. Les dictateurs et les chefs de guerre du monde entier se battaient ses services, de Monrovia à Kabala, et, comme tout seigneur, il possédait les principaux attributs du pouvoir : de l'argent à en remplir des coffres, des limousines plus longues que le tapis rouge et une femme de rêve, celle de son rêve, Ava Fontaine, la mannequin qui le fait rêver depuis son plus jeune âge. La belle brune est interprétée par la somptueuse Bridget Moynahan (La Recrue), qui a remplacée au dernier moment Monica Belluci. Les marchands d'armes s'entretuent parfois mais ils ne font jamais la guerre au trafic. C'est Interpol, la police international, qui s'occupe de cette guerre, avec des moyens énormes. L'inspecteur Jack Valentine (Ethan Hawke) poursuit Yuri Orlov aux quatre coins du Monde mais le diable est intelligent. Yuri vit comme un nabab à Manhattan et est un père de famille heureux. Lorsque l'URSS s'effondre en 1991, il comprend l'intérêt pour les affaires de cette nouvelle. Il s'envole pour Odessa et arrose les principaux dirigeants sur place pour récupérer les gigantesques arsenaux de guerre des anciens pays soviétiques. Mais, plus il prend de place, plus sa vie est en danger. En effet, lorsque les trafiquants d'armes se font la guerre, ils ne sont jamais à court de munitions, et l'inspecteur Ballantine poursuit ses investigations et s'entretient avec Ava. Pris au sentiment, Yuri est obligé de se retirer. Il décide alors de se ranger dans les affaires légales, en monnayant les matières première de ces mêmes dictatures qu'il a sillonnait pendant des années. Mais, le président libérien André Baptiste lui promet un juteux contrat, il se remet alors dans les affaires, et demande l'aide de son frère, Vitaly. Ils s'envolent vers la Sierra Leone, en 2000. Mais, Vitaly écoute sa conscience en voyant les massacres des villages africains, il raisonne son frère : il ne faut pas vendre les armes qui tueront des milliers d'enfants. Business is business, Yuri règle l'affaire mais Vitaly détruit une partie des munitions vendues, il est achevé. Depuis, Ava a quitté Yuri et témoigné contre lui, mais grâce à la protection du gouvernement américain il est en liberté. Le mal a eu raison de sa famille, de son honneur, de sa conscience, et même de la vie de son frère et de son cousin. Le mal triomphe partout. Pourtant, Yuri Orlov poursuit son chemin dans ce milieu et a toujours pour ambition d'équiper, au prix fort, le monde entier en armes performantes. A l'heure actuelle, il y a plus de 650 millions d'armes à feu qui circulent dans le Monde. Ce film poignant est un réquisitoire contre le trafic guerre et la guerre, mais aussi et surtout, il dénonce les grandes nations qui, présentes aux Nations Unies, tirent profits de ce trafic qui nourrit, chaque jour, les mares de sangs, partout dans le Monde. Ce film est une bombe.

Maxime

# Posté le mardi 29 août 2006 08:38

Modifié le samedi 26 mai 2007 09:55

Les Hommes de Main - B.Koppelman & D.Levien - 2001

Les Hommes de Main - B.Koppelman & D.Levien - 2001
Les Hommes de Main est le premier film de Brian Koppelman et David Levien, des scénaristes reconnus (Les Joueurs, Ocean's 14). Ils ont posé leur univers entre deux mondes, les deux faces de l'Amérique. L'une urbaine, sentant le soufre, à Brooklyn. C'est ici qu'on rencontre Matt, le fils du redoutable gangster Benny Chains. La vingtaine flamboyante, il n'a jamais vraiment adhéré aux activités de son père et rêve de l'aider dans sa tâche mais n'est pas prédestiné à un rôle dans la Mafia locale. Un peu paumé, il cherche son chemin dans ce milieu dangereux et subversif. Mais, il se sent inutile et cherche un emploi dans le milieu du sport, étant passionné par le baseball. Mais, son nom est un handicap, qui emploierait le fils du parrain de la ville ? Il veut donc faire ses preuves à son père et le supplie de lui confier une mission. Benny Chains, interprété magistralement par Dennis Hopper (Apocalypse Now), lui propose d'aller chercher un sac remplie de dollars et lui ramener, afin de payer ses dettes. La mission n'est pas impossible et Matty, en débutant, confie son exécution à son ami Marbles. Johnny Marbles est un drogué, qui ne trouve du plaisir qu'à piloter son petit avion. Piégé dans un petit aéroport de la cambrousse, il laisse s'échapper le sac. Défait, il appelle à la rescousse Matty et son équipe. Matty, Taylor Reese, le caïd de Brooklyn, bâti comme une armoire Louis XVI, et Andrew Scarpa, fils d'un gangster réputé, arrivent sur place, à Wibaux. C'est ainsi que les rejetons des pontes de la mafia new-yorkaise se retrouve dans l'Amérique profonde à la recherche d'un demi-million de dollars. Ils vont alors tout mettre en ½uvre pour retrouver leur bien qui se trouve finalement être aux mains de deux flics ripoux, style shérif. Teddy, l'oncle de Matt, débarque leur prêter main forte. C'est alors qu'un engrenage parfait emmène toute cette joyeuse équipe face au shérif Decker et son adjoint, dans un entrepôt de la ville. Une fusillade sanglante à lieu et, à sa grande fin, Matt en ressort seul et grandi. Il retourne à New York rendre le sac à son père et décide de changer de vie avec son ami Taylor. La mafia ce n'était décidément pas pour lui. Un homme n'est dont pas un être puissant, riche et important mais un être libre et indépendant. Ce film n'est pas un chef-d'½uvre mais il est plaisant à voir, grâce à son rythme, son style inclassable à mi-chemin entre le film de gangster et le western moderne, et a la performance de ses jeunes acteurs, notamment Seth Green, John Malkovich et Vin Diesel, excellents dans des rôles secondaires.

Avis Ciao

Maxime

# Posté le mardi 29 août 2006 08:41

Modifié le samedi 26 mai 2007 09:56

Two for the Money - D.J. Caruso - 2004

Two for the Money - D.J. Caruso - 2004
Prochainement

# Posté le mardi 29 août 2006 08:43

Les Infiltrés - Martin Scorsese - 2006

Les Infiltrés - Martin Scorsese - 2006
Simplement scorsesien. Après Gangs of New York et L'Aviateur, Martin Scorsese revient à ses premiers amours. Il accouche d'un film époustouflant, à l'instar du film asiatique dont il s'est inspiré : Infernal Affairs. D'ailleurs, le remake américain est plus compréhensible que le film original, ce qui n'enlève rien à la qualité de l'intrigue. Le casting pourtant hollywoodien semble secondaire, porté au service du scénario. J'en veux pour preuve l'apparition tardive du générique, très bref, après plus d'un quart d'heure d'images. On retrouve les musiques des années 80, les cinémas pornos et pour quelques instants, on se croirait revenu dans la belle épopée des Affranchis ou dans l'Amérique sale de Taxi Driver, narré il y a plus de quinze ans par le même Scorsese, le génie du film de gangster, probablement le seul réalisateur actuel capable de mettre sur pied des films intemporels. Dans Les Infiltrés (The Departed), on se retrouve à Boston. La lutte des classes fait rage et les irlandais sont au c½ur du milieu du crime organisé. Le quartier irlandais est le centre névralgique de tout les trafics, dominés par Frank Costello, un ponte de la Mafia digne d'Hannibal Lecter (Le Silence des Agneaux, Hannibal) et de Lefty Ruggiero (Donnie Brasco). Jack Nicholson joue un personnage mémorable, pour la première fois devant la caméra du maître. Ce parrain prend sous son aile un petit du quartier, Colin Sullivan. Le petit devient grand et accède à des hautes fonctions dans la police locale. Sous les traits de Matt Damon, il est un personnage attaché à son père spirituel, et homme d'honneur de la police. Il informe le parrain de toutes les opérations policières à son encontre, mais ses supérieurs se rendent compte que leur service est contaminé par une taupe. Seulement, c'est à lui de la chercher. Donc il faut tout pour rester dissimulé, et le seul à le traquer est un autre policier, infiltré dans le gang de Costello pour le compte de la police de Boston. Le jeune Billy Costigan (Leonardo DiCaprio) est un jeune trépané des bas-fonds, aux abords rustres, qui se sent comme un poisson dans l'eau dans l'univers du grand banditisme. Le match est lancé, qui va découvrir l'autre avant de se faire dessouder ? Pourtant, tout les unis, de leurs origines, leur enfance, leur patron et même une femme. A la fin bien sûr, tout le monde est éliminé, mais je vous laisse découvrir de quelle manière. Ce film est un puzzle policier dans l'Amérique que Martin Scorsese aime et nous fait aimer. Proche de Heat, pour le rythme, et de The Usual Suspects pour le scénario qui nous tort l'esprit, nous torture, nous retourne, ce film est véritablement au niveau de ce que l'on peut s'attendre d'un tel réalisateur, et bien loin des inquiétudes que beaucoup avaient sur ce remake. Jack Nicholson (Shining, Chinatown, L'Honneur des Prizzi, Vol au dessus d'un nid de coucou....), Matt Damon (Ocean's 11, Ocean's 12, Syriana, La Mémoire dans la Peau, La Mort dans la Peau, Confessions d'un homme dangereux...), Leonardo DiCaprio (Titanic, Gangs of New York, Arrête-moi si tu peux, L'Aviateur...), Alec Baldwin (Code Mercury, Guet-apens, L'Aviateur, Comme un voleur...), Martin Sheen (Dead Zone, Arrête-moi si tu peux, Wall Street, Apocalyse Now...) et Mark Wahlberg (The Yards, Les Truands, Braquage à l'italienne, Les rois du désert...). Les plans affolants s'enchaînent comme les bandes d'arrêts d'urgence sur l'autoroute à vive allure, l'intrigue passionne comme les première passions amoureuses des adolescents et ce film marque encore une fois le genre, comme un chef-d'½uvre de son seul maître : Monsieur Martin Scorsese. Ce film va sûrement être un des succès commerciaux les plus probants de Scorsese, produits par Scorsese, Brad Pitt et Jennifer Anniston entre autres, il sort à la fin du mois en France et je vous conseille de vous précipiter en salles, après avoir pris les précautions d'usage car vous allez vous engouffrer pendant deux heures et demi dans un univers captivant et captif.

Edit : Ce fut un grand succès et Martin Scorsese a recu son premier Oscar pour ce film, après cinq nominations depuis 1981. Les Infiltrés a aussi recu l'oscar du meilleur film 2007, et en tout 4 Oscars. Encore un chef-d'oeuvre !

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 17:08

Modifié le samedi 26 mai 2007 09:55

Le Droit de Tuer ? - J.Schumacher - 1996

Le Droit de Tuer ? - J.Schumacher - 1996
prochainement

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 17:13

Modifié le samedi 26 mai 2007 09:55