La Chute de Gotti - R.Young - 1994

La Chute de Gotti - R.Young - 1994
La Chute de Gotti n'est pas le meilleur film sur Gotti. Il est cependant intéressant par la précision du scénario et la performance de Lorraine Bracco, l'inoubliable Lauren, épouse d'Henry Hill dans Les Affranchis. Bracco joue le rôle de Diane Giacalone, une italienne qui travaille au bureau du procureur de NY. Voir des italiens se pavaner dans son quartier avec le fruit du crime la répugne au plus haut point et elle va se démener durant des années pour faire condamnée la famille Gambino, notamment l'équipe de John Gotti. Elle manque de soutien mais continue son combat. Lors du procès, ses repentis changent de camp, elle est attaquée par la partie adverse mais réussie à convaincre les jurés. Sauf que, le porte parole du jury a été corrompu et Gotti et ses comparses sont acquittés. On est après l'assassinat de Paul Castellano, c'est l'apogée du "Teflon Don" : Gotti échappe à la justice. Pourquoi? Parce que ce truand sais toucher le point sensible du système judiciaire : les jurés. Quelques années plus tard, en 1992, il sera condamné après le témoignage de son underboss Sammy Gravano. On retrouve dans ce film des scènes de procès quasi similaires à celles de La Trahison de Gotti mais ce film porte un regard différent sur le monde du crime et le système judiciaire américain qui, parfois, permet au crime organisé d'en sortir blanchi.

Maxime

# Posté le mercredi 26 avril 2006 10:14

Modifié le samedi 13 mai 2006 09:33

Taxi Driver - M.Scorsese - 1976

Taxi Driver - M.Scorsese - 1976

# Posté le jeudi 27 avril 2006 12:59

Modifié le samedi 13 mai 2006 09:51

Arrête-moi si tu peux - S.Spielberg - 2002

Arrête-moi si tu peux - S.Spielberg - 2002
Les films noirs décrivent parfois des parcours criminels : celui de Frank Abagnale Jr. est unique en son genre. C'est sûrement le criminel le plus innocent qu'il vous sera porté de voir à l'écran, dans cette fresque de Steven Spielberg, tiré du livre d'Abagnale. Arrête-moi si tu peux, où le parcours d'un jeune américain qui, déchiré par la ruine et le divorce de ses parents, issus des classes huppés de la société américaine, s'enfuient de chez lui et cherche un moyen pour subvenir à ses besoins : dans d'autre parcours, certains intégreraient le crime organisé ou organiserait des plans machiavéliques. Lui, à l'âge de 16 ans, va se lancer dans la fraude bancaire. Sur les conseils de son père, il sais que l'apparence fait tout dans ce milieu, il intègre alors les sphères des privilégiés : il sera pilote, avocat ou encore médecin, grâce à l'uniforme, à l'âge où d'autres sont sur les bancs de l'école. Comme quoi, en Amérique, l'habit fait le moine. Il a détourné quatre millions de dollars dans le Monde entier, il s'est marié, il a été emprisonné, à l'âge où les autres n'ont pas encore le droit de voter. Abagnale, imposteur génial et précoce, a réussi dans la fraude bancaire ce que Rocancourt a accompli dans l'arnaque. Seulement, un incorruptible fédéral se lance à ses trousses et, après des chassés-croisés palpitants, met la main sur lui, en France. La relation entre Carl Henratty et Frank Abagnale est la clé de voûte de ce film, le fil émotionnel qui nous mène de San Francisco à New York, en passant par le sud de la France et l'aéroport de Miami. Seulement voilà, tout les voyous ont une fin et, parait-îl, la légende d'un voyou tient à sa fin, tragique ou héroïque. Dans le livre, Abagnale est arrêté à Montpellier et emprisonné à Perpignan, à l'age de 26 ans. On est dans les années 60 et son parcours de « Robin des Bois » séduit l'Amérique, il purgera sa peine en France et en Amérique puis, il s'engagera avec le gouvernement à aider les fédéraux dans leur lutte contre la fraude bancaire. Il a ensuite monté son agence de conseil et il a créé une technologie qui est présente sur tous les documents officiels, il enseigne et gagne des millions de dollars tout les ans. Le parcours de cet imposteur exceptionnel est narré par Leonardo DiCaprio et Tom Hanks (Les Sentiers de la Perdition) dans ce film de deux heures, rythmé tambour-battant par Spielberg.

Maxime

# Posté le lundi 08 mai 2006 12:41

Modifié le samedi 13 mai 2006 09:16

Blue Hill Avenue - C.Ross - 2001

A Boston, dans les années 80, comme dans tout les Etats américains, la drogue prend une place prépondérante dans les quartiers noirs. Là où il y'a de la drogue, il y a des dépendants, il y a de l'argent et ceux qui le ramassent, souvent ceux qui ont les dents les plus longues et la capacité d'attaque la plus vive et la plus féroce. Dès le début de l'adolescence, Tristan, Marlon, Eddie et Simon commence à refourguer de l'herbe dans leur collège : ce sont les rois du lieu, ils se font un lieu dans leur quartier. Puis, c'est l'escalade de la violence, l'échelle du grand banditisme, du trafic, pour arriver au palais, aux nymphes et aux liasses de billets et aux revolvers de plus en plus sortis du holster. Après avoir éliminé, le gang de Tristan, le seul à avoir un véritable sens de la tactique digne de Machiavel et un sens du business digne de Rockefeller, prend le dessus sur tous les autres vauriens du quartier de Blue Hill Avenue. C'est alors que le nabab du trafic de drogue à Boston, le caïd le plus respecté, ou le plus craint, de la ville, contacte l'équipe de Tristan. Les quatre amis vont maintenant dealer du crack : des cailloux dérivés de la cocaïne. Ils prennent vite du poids et deviennent les leaders de la distribution de crack dans le sud de Boston : ils ont des bureaux dans chaque quartier. Seulement voilà, dans le trafic de drogue comme dans la vie en entreprise, lorsqu'on devient aussi bon et puissant que son supérieur hiérarchique, il faut l'éliminer sous peine qu'il nous étouffe. L'attaque est alors la meilleure défense, et lorsque le boss Benny exige de Tristan et son équipe qu'ils ferment leur bureau de Blue Hill Avenue, pour prétendument relancer le business de la prostitution, Tristan a la puce à l'oreille et comprend que l'imminence de l'attaque est sa seule solution de survie, pour lui et ses amis. Seulement, tout ses compagnons suivent leur destin, six pieds sous terre, et seul Tristan pourra se tirer des tentacules de ce piège criminel : ni le FBI, ni Benny, ne réussiront à coincer Tristan, après avoir pris toutes les précautions nécessaires, il se retire avec son amour de jeunesse Michelle. La drogue a gâchée leur vie, mais elle a été également leur seul sens, dans des quartiers où bien souvent le banditisme et le sport sont les seuls moyens de se démarquer et de s'échapper. Si Tristan avait pu faire autre chose, il aurait été gangster, car il aurait fait exactement ce qu'il a fait, car le passé fait ce qu'il est.

Ce film est passionnant : deux heures durant, on est plongée dans l'univers du ghetto noir de Boston, on parcours les années à un rythme frénétique et entraînant, suivant le parcours d'un gangster aussi intelligent que les chefs d'Etats, et aussi brillant dans son domaine. Mais aussi celui d'êtres brisées, malgré leur amitié, ou à cause de cette amitié irrésistible qui les mènera droit au cercueil. C'est la dure loi de la rue, et seul les hommes aux capacités intellectuelles de Tristan peuvent s'en tirer la peau sur le dos, et le malheur dans le passé. Allen Payne tient parfaitement son rôle, et tout son entourage est à la hauteur d'un scénario époustouflant, ce film est vraiment un coup de c½ur et n'a rien à envier à Menace II Society et Boys in the Hood, qui sont considérés comme les références dans ce genre récent et très spécifique (black crime movie).


Maxime
Blue Hill Avenue - C.Ross - 2001

# Posté le lundi 12 juin 2006 17:05

Le Parrain III - F.F.Coppola - 1990

Le Parrain III - F.F.Coppola - 1990
Michael Corleone est devenu un homme d'affaires dans Le Parrain III. On n'a plus affaire au vaillant fils du Parrain, ou au jeune homme d'influence, devenu patron de la boutique par obligation quasi-divine et par désir du défunt paternel. C'est aujourd'hui un col-blanc qui peut mener sur le Monde, celui des affaires, où l'on parle en millions. Pour se donner bonne conscience, il est décoré par le Vatican. Ca ne peut que faire du bien aux affaires, comme sa fondation, où les donations rapportent davantage de pouvoir d'influence à Mike que de réels services aux pauvres : comme son père, Michael est généreux et intéressé. Il a vendu toutes les affaires illégales des Corleone, à New York et au Nevada, pour investir dans des grandes entreprises. Son nouvel objectif : Immobiliare International. La plus importante compagnie européenne dans le secteur immobilier : un des plus grand propriétaires de la planète. Michael veut avoir le contrôle de ce conglomérat qui représente plusieurs milliards de dollars. Mais pour cela, il faut l'aval d'un des principaux actionnaires : le Vatican, et le Pape en personne. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l'argent, pour quelques centaines de millions de dollars, Michael aura ce qu'il veut, malgré quelques contretemps, comme les suspicions des autres actionnaires, et la mort du Saint-Père. Seulement voilà, si il y a un détail qui échappe au pouvoir de l'argent, c'est bien la santé. Michael souffre de diabète et commence à fatiguer, mais il n'a pas de successeur. Sauf peut-être le fils de son frère Santino, son neveu, Vincent Mancini, « il bastardo ». Il a du cran, de l'ambition, et de l'initiative : il a buté Michele Zaza, qui avait repris les affaires des Corleone à New York, et protège le Parrain comme il se doit. Seulement, il vit une liaison avec la fille de Mike, Mary Corleone, joué par la fille du réalisateur, Francis Ford Coppola, qu'on voyait déjà dans Le Parrain II (c'est le bébé qui se fait baptiser) et qui est désormais l'épouse du réalisateur Quentin Tarantino. Cette liaison est dangereuse, Mike Corleone prépare un stratagème qui va lui permettre de savoir qui le trompe. Il y aura vendetta. Usé, Michael repart en Sicile prendre du bon temps et, essayer de reconquérir Kay, la femme qui fait encore vibrer son c½ur. Il se ronge par le remords d'une vie de mauvaises actions, mais elle peut sauver son âme. Le fils de Mike, traumatisé par un passé de fils de gangster, veut échapper à l'organisation de son père, et devenir chanteur d'opéra. Son premier concerto a lieu à Palerme, les Corleone ne peuvent pas louper cela, tous les amis de la famille sont présents à l'opéra. C'est la vendetta, le vieux traître est empoisonné tandis que de l'autre côté de l'Atlantique, tous les traîtres sont exécutés. Mais, Corleone est menacé, un tueur à gages est à ses trousses. Il se loupe et tire sur Mary, qui meurt. Le cri de se père, que l'on n'entend qu'après quelques secondes, semblent pourtant déchirant à voir les yeux d'Al Pacino, encore fantastique, depuis Le Parrain. Une vie de souffrance se termine en douceur, après avoir vécu l'horreur de la guerre, la mort de sa fille, Don Michael Corleone quitte notre monde d'une mort naturelle, en Sicile, sur ses terres, après avoir passer le pouvoir à son neveu, Don Vincenzo Corleone. Un quatrième film serait en préparation, avec Andy Garcia dans le rôle principal (Vincent) mais, cela fait plusieurs années qu'on l'annonce, et toujours rien de fait. Le scénario est pourtant bien au chaud dans les bureaux de la Paramount : Mario Puzo l'avait écrit avant de mourir, en 1999.

Maxime

# Posté le mardi 04 juillet 2006 06:44