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L'enfer est à lui - R.Walsh - 1949

L'enfer est à lui - R.Walsh - 1949
L'enfer est à lui aborde plusieurs thèmes, chers au genre : Le gang, l'univers carcéral, le gros coup, le policier infiltré, et les relations Mère-Fils. Le film ne serait pas ce qu'il est sans la relation ambiguë entre Cody et sa mère. Sa complice de toujours et son meilleur atout, elle est presque aussi folle que lui. L'interprétation de Margaret Wycherly (Ma Jarett), est radicalement en marge de l'image traditionnelle maternelle véhiculée dans les films de l'époque. Elle est son garde malade, son conseiller, et la relation entre elle et son fils est fascinante, voir troublante. Ils forment une équipe vraiment unique dans l'histoire des films de gangster, à partir du moment ou c'est son complice.

Si le Tom Powers de « The Public Enemy » avait pu vieillir, sur qu'il serait devenu le Cody Jarett de « White Heat ». En 1949, James Cagney rentre au bercail, si on peut dire. Depuis 10 ans il s'est frotté à d'autres genres cinématographiques, du film de guerre à la comédie musicale (Yankee Doodle Dandy), pour revenir finalement signer chez Warner. Il signe un contrat en or. Droit de regard sur le scénario et possible réécriture, royalties sur les passages télé et d'autres avantages, tout lui est permis. La presse titre alors « James Cagney revient à ce qu'il fait le mieux : les films de Gangsters ».
« Chauffé à blanc » Voici comment pourrais se traduire le titre, beaucoup plus original que le médiocre titre français « L'enfer est à lui ». Chauffé à blanc, le personnage principal Cody Jarret (Cagney) l'est à coup sur. Un des personnages les plus terrifiants du genre, et les plus approfondis phychologiquement. James Cagney incarne un gangster violent et effroyable, dont la brutalité n'a d'égal que l'amour maladif qu'il porte à sa mère. Rongé par un mal sur lequel plane le mystère, nous n'obtiendrons aucune explication sur sa « condition ». Il est enclin à de violentes migraines comme l'était son père et son frère. Les scènes de crises, filmées de façon quasi documentaire médicales, sont d'une authenticité révélant le jeu d'acteur de Cagney très travaillé. Cette interprétation sauvage rend le personnage encore plus inquiétant. Elle fait de Cody le psychopathe absolu, notamment dans la scène finale ou sa cruauté et sa violence atteignent leur point culminant.

L'histoire, l'interprétation d'un casting mémorable, la réalisation maîtrisé de Raoul Walsh qui pose les bases d'une méthode bien établie pour les films de ce genre, tout fait exploser l'écran lors du visionnage de White Heat. Un des plus grands films.


Fabrizio

# Posté le mercredi 03 août 2005 16:42

Modifié le lundi 27 février 2006 15:23

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