Scarface est un remake du film d'Howard HawksScarface : The Shame of the Nation, qui est sorti sur les écrans américains noir et blanc en 1932. Produit par le milliardaire Howard Hugues, Scarface : Shame of a Nation est un des plus grand films noir de l'histoire de cinéma et le rôle de Tony Camonte (tiré de l'œuvre d'Armitrage Trail, inspirée de la vie du gangster Al Capone) est le plus mémorable tenu par Paul Muni. La tâche était difficile : comment réussir un bon remake d'un film si emblématique qui a été un des premiers à parcourir le Monde ? De plus, cinquante années sont passées depuis le projet Scarface, et Universal ne sais pas qui charger du dossier, c'est finalement l'acteur Al Pacino, qui a tenu le rôle de Michael Corleone dans les deux premiers volets du Parrain, une dizaine d'années auparavant, qui va relancer le projet. Son ami producteur Martin Bregman et Universal sont très motivés et le jeune réalisateur Brian De Palma est chargé de ce projet. Dernier problème : le scénario. Pour que le film ne soit pas qu'un vulgaire remake commercial, comme Hollywood en connaît bien souvent, il faut un scénario assez éloigné de l'original et pourtant assez intéressant pour attirer le spectateur avisé. Oliver Stone se charge du scénario, qu'il boucle en quelque semaines, enfermé dans sa chambre d'hôtel, à Paris, sous l'effet de drogues, notamment la cocaïne. Le nom du personnage principal vient notamment, pour l'anecdote, d'un des joueurs de football américain de l'époque que Stone appréciait tout particulièrement (15 ans après Scarface, ce même Oliver Stone réalisera L'Enfer du Dimanche, un film avec le même Al Pacino sur le sujet du football américain), ce sera : Antonio Montana. L'idée géniale du jeune script a été de transvaser les relations et le comportement du gangster original des années 30 dans une affaire d'actualité des années 80 : le régime castriste et la vague d'immigration cubaine aux Etats-Unis. En effet, en 1980, 250 000 cubains sont expédiés en Amérique, 25 000 sont des criminels.
L'un deux débarque à Miami, après un premier « service » rendu à un éminent gangster d'origine cubaine, il se met à travailler dans le milieu de la drogue pour s'élever dans l'échelle sociale de cette société américaine et pour lui aussi goûter au rêve américain qu'on à tant idéalisé. Mais, cette petite frappe sans éducation ni instruction, va rapidement perdre les pédales une fois au pouvoir : paranoïaque aggravé et progressivement chutant dans la drogue à son tour, Tony Montana va sombrer et être assassiné, cette histoire, ce n'est pas seul d'un homme, c'est celle d'un milieu, même si ce film ne traite pas le sujet du crime organisé, juste le parcours d'un homme qui avait des ambitions qu'il a su réaliser, au point d'en tomber lui-même.
Si ce film est aujourd'hui considéré, notamment par les jeunes générations, comme le film le plus marquant de la deuxième moitié du XXe siècle (Scarface est apparu sur les écrans francais le 7 Mars 1984), ce n'est pas seulement grâce à ce scénario sérieux et efficace. La réalisation envoûtante de De Palma, le montage époustouflant qui tient un suspense profond durant 2h45, le jeu exceptionnel et mémorable d'Al Pacino ou encore les thèmes grisonnants de Giorgio Moroder, et j'en passe. Ce qui est sûr, Scarface n'a pas pris une ride et, régulièrement remastérisé, il va encore longtemps hanté les esprits de nous autres passionnés de films noirs.
Bande annonce inédite (anglais sous-titré francais)
Maxime
L'un deux débarque à Miami, après un premier « service » rendu à un éminent gangster d'origine cubaine, il se met à travailler dans le milieu de la drogue pour s'élever dans l'échelle sociale de cette société américaine et pour lui aussi goûter au rêve américain qu'on à tant idéalisé. Mais, cette petite frappe sans éducation ni instruction, va rapidement perdre les pédales une fois au pouvoir : paranoïaque aggravé et progressivement chutant dans la drogue à son tour, Tony Montana va sombrer et être assassiné, cette histoire, ce n'est pas seul d'un homme, c'est celle d'un milieu, même si ce film ne traite pas le sujet du crime organisé, juste le parcours d'un homme qui avait des ambitions qu'il a su réaliser, au point d'en tomber lui-même.
Si ce film est aujourd'hui considéré, notamment par les jeunes générations, comme le film le plus marquant de la deuxième moitié du XXe siècle (Scarface est apparu sur les écrans francais le 7 Mars 1984), ce n'est pas seulement grâce à ce scénario sérieux et efficace. La réalisation envoûtante de De Palma, le montage époustouflant qui tient un suspense profond durant 2h45, le jeu exceptionnel et mémorable d'Al Pacino ou encore les thèmes grisonnants de Giorgio Moroder, et j'en passe. Ce qui est sûr, Scarface n'a pas pris une ride et, régulièrement remastérisé, il va encore longtemps hanté les esprits de nous autres passionnés de films noirs.
Bande annonce inédite (anglais sous-titré francais)
Maxime
